Poésie du jour, bonjour

Publié: 21 juillet 2011 dans poésie

Je me permet de mettre un peu de poésie dans le coeur et dans la tête des millitants. Je pense que les textes vous parleront 🙂 Du moins, je l’espère…

« A table les minables! »

La déroute du pâté en croûte
Qui s’égoutte au compte goutte

Sur son chemin y’a plus qu’du yahourt
Et ça le dégoûte, ça l’dégoûte!
Faire un grand pas comme ça lui coûte!
Il s’encroûte, il s’encroûte.

Et devant lui y’a plus qu’du doute
Sur sa route, sur sa route.
Toi tu voulais juste qu’on t’écoute
Pauv’ ‘ti pâté, pâté en croûte

T’voudrais juste qu’on cesse de s’en foutre.
Voir des gens qui s’amusent ça l’broute
Lui il n’rêve bien que de banqueroute
Petit pâté, pâté en croûte

Il aimerait qu’tout cesse d’faire prout-prout
Que tout c’qui était dit « kaput »
Soit réparé et remis sur pied

Il sait qu’il a tort de rêver
Qu’est-ce qu’un pâté en croûte
Pourrait bien espèrer?
A-ton déjà, a-t-on jamais vu ça?

Oui mais p’têtre bien qu’au bout d’sa route
Celle d’hésitations et d’déroute
Il trouvera autre chose que ses doutes.

La vie est courte et on s’encroute
Vite fait
Bien fait

Alors laissons, oui laissons-les
Qu’ils soient fromages ou bien pâtés
Laissons, laissons, oui laissons-les
Laissons, laissons-les donc rêver!

Catherine Jung.

(http://www.catherine-jung.com/2009/05/a-table-les-minables/)

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commentaires
  1. Rchcash dit :

    -RACHCASH-

    On se guette,
    Traqués, à bout de souffle
    Marchant
    Pétrifiés dans nos manteaux
    D’hiver
    Refoulés aux frontières du mensonge
    Des nations qui crèvent.

    Tués par des rêves chimériques
    Ecrasés de certitudes
    Dans un monde glacé de solitude

    Savoir
    Si quelque part il y a
    L’espoir
    D’être un jour les enfants
    Du hasard
    Je vois ma vie projeter
    Son futur dans l’espace

    Et le silence me répond,
    En secret
    (parlé) Parker, j’ai l’impression de mourir.

    Manchester england
    Manchester england

    Au bout de l’atlantique,
    je suis un génie, génie
    Et je crois en Dieu,
    et je crois que Dieu
    En Claude a foi
    Et Claude,
    c’est moi, c’est moi

    Chœur :
    On se guette,
    Traqués, à bout de souffle
    Marchant
    Pétrifiés dans nos manteaux
    D’hiver
    Refoulés aux frontières du mensonge
    Des nations qui crèvent.

    Tués par des rêves chimériques
    Ecrasés de certitudes
    Dans un monde glacé de solitude
    Chantons
    Nos rêves d’espoir sur un sitar
    Sitar
    De toi le roi est né
    Et chantons
    La vie qui est en nous et autour
    De nous

    Laissons, laissons, entrer le soleil
    Laissons, laissons, entrer le soleil
    Laissez, laissez entrer le soleil
    Laissez, laissez entrer le soleil

  2. UnJeuneCamarade dit :

    je vous propose une occasion de découvrir un autre Jacques Prévert que celui que l’on a appris à l’école 😉

    Citroën

    À la porte des maisons closes C’est une petite lueur qui luit… Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale : Une grande lumière grimpe sur la tour, Une lumière toute crue. C’est la lanterne du bordel capitaliste, Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.

    Citroën ! Citroën !

    C’est le nom d’un petit homme, Un petit homme avec des chiffres dans la tête, Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon, Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson, Toujours la même.

    Bénéfices nets… Millions… Millions…

    Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond, 500 voitures, 600 voitures par jour. Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

    Bénéfices nets… Millions… Millions…Citron… Citron (1)

    Et le voilà qui se promène à Deauville, Le voilà à Cannes qui sort du Casino

    Le voilà à Nice qui fait le beau Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair, Beau temps aujourd’hui ! le voilà qui se promène qui prend l’air,

    Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier, Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre, Une bouteille de lait ? Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

    Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres. Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions. Des journalistes mangent dans sa main. Le préfet de police rampe sous son paillasson.

    Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

    Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de Baisser les salaires des ouvriers

    Baisser les salaires

    Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches, Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer, Pour faire la grève… La grève…

    Vive la grève !

    Jacques Prévert

    1) En 1924 CITROEN crée une voiture 5CV « la p’tite Citron ». Première voiture fabriqué en France en grande serie. Prevert fait probablement une référence à celle ci.

    http://www.collectif-rto.org/CITROEN

  3. UnJeuneCamarade dit :

    mais aussi plus « tradi » un petit poème d’Eugène Pottier qui métrite quelques minutes d’analyse littéraire…

    Bourdonnement

    Je possède
    Tu possèdes
    Il possède
    Nous possédons
    Vous possédez- Ils volent

    Je caresse
    Tu caresses
    Il caresse
    Nous caressons
    Vous caressez- Ils frappent

    Je marche
    Tu marches
    Il marche
    Nous marchons
    Vous marchez- Ils écrasent

    Je parle
    Tu parles
    Il parle
    Nous parlons
    Vous parlez- Ils ordonnent

    Je t’embrasse
    Tu m’embrasses
    Il t’embrasse
    Nous nous embrassons
    Vous vous embrassez- Ils étranglent

    Je contemple
    Tu contemples
    Il contemple
    Nous contemplons
    Vous contemplez- Ils surveillent

    Je t’aime
    Tu m’aimes
    Il t’aime
    Nous nous aimons
    Vous vous aimez- Ils violent

    Je vis
    Tu vis
    Il vit
    Nous vivons
    Vous vivez- Ils tuent

    Je me révolte
    Tu te révoltes
    Il se révolte
    Nous nous révoltons
    Vous vous révoltez
    ILS DISPARAISSENT !

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